Mercredi 19 décembre 2007
Après deux semaines intenses d'examens, qui se sont terminés le 30 novembre, nous nous sommes offerts des billets pour découvrir le Sri Lanka, la petite île en
bas à droite de l'Inde, dont on nous a dit qu'elle valait beaucoup le coup, différente de l'Inde à de nombreux points de vue. On s'est dit que ça serait domage de pas profiter de l'occasion qu'on
avait de se lancer dans cette belle aventure et qu'on aurait peut-être pas d'autres opportunités comme celle-là, alors on a fait les opportunistes. On devait rater quelques cours, mais tout
compte fait au retour on s'est aperçu qu'il n'y en a pas eu un seul. Bref, un bon investissement.

Voilà notre trajet, sachant qu'au nord et à l'est sévissent les Tigres Tamouls, qui n'agressent pas les touristes mais qui constituent des zones sous haute tension.
En bref, Arrivée à Colombo, bus vers Kandy dans les collines, sorties des collines au nord pour visiter les vestiges de Sigiriya et Dambulla, puis retour dans les Collines via Kandy vers l'Adam's
peak, puis vers le sud à Ratnapura, ville des pierre précieuses, puis le Parc National d'Uda Walawe avec ses éléphants, puis toujours au sud, pointe sud même avec Dondra, puis la splendide plage
de Mirissa. Une autre plage avec Unawatuna, visite de la vieille ville coloniale de Galle, puis partage avec les tortues à Bentota, pour finir l'aventure dans la capitale avant de reprendre
l'avion.
Je vous propose donc de vous diriger vers la galerie photos...
Mercredi 19 décembre 2007
Mercredi 19 décembre 2007
Kandy n'est pas une ville très très grande, avec son lot de militaires et de barrières omniprésentes, mais je vous en prie, ne cassons pas de sucre sur le dos
de Kandy!


C'est une belle ville, aérée, entourée de collines, avec un héritage historique et culturel de qualité, le temple de la Dent Sacrée de Bouddha, au bord du grand lac artificiel. On voit sur le lac
l'île du harem du roi (il y en a qui ne sont pas très pudiques...), et à côté duquel on trouve le majestueux temple:

C'est un grand édifice très riche, lieu de pélerinage, qui accueille aussi un musée que nous avons visité. Un haut lieu du bouddhisme donc, et de la fierté nationale.
L'intérieur, très très classe. Non, ces défenses d'éléphants ne sont pas la
dent sacrée de Bouddha, elle elle est conservée à l'abri des regards à l'étage supérieur.


Le lac et la ville vus du temple
Un toit en or!




Henri et Laetitia devant une stupa, ou dagoba, monument des bouddhistes, ca correspond grossièrement au calvaire chrétien...enfin ça contient des reliques de bouddha, et on en voit partout.

Le drapeau bouddhiste cotoit très souvent le drapeau national, signe d'un lien très fort entre état et religion.
un temple hindou jouxte le grand temple ainsi qu'une église, signe de la paix
entre les religions au Sri lanka.

L'après midi, nous partons à la conquête du Bouddha qui surveille d'un regard bienveillant la ville.
Voilà la preuve de notre ascension
Pas mécontents du paysage :


Après cette ascension, passage dans un vieux cimetière britannique

habité par un cheval...qui n'apparait que les jours de pleine lune pour venir errer autour de la tombe de son maître contre laquelle il se plaît à se gratouiller la tête. Effrayant!
Pour terminer la journée, nous allons à
une représentation des danses traditionnelles du sri lanka, dans une version édulcorée et largement raccourcie pour donner une idée de ce que c'est à la foule de touristes de passage dont nous
faisons partie. C'est au final assez intéressant. On voit même des gars marcher sur des braises !!

Nous regagnons ensuite le Burmhese Rest pour partir le lendemain vers le nord, dans les cités anciennes de Sigiriya et de Dambulla!
Mercredi 19 décembre 2007
Sigiriya se situe dans la régions des plaines au nord de Kandy. Construite par Kasyapa, qui, aux alentours de 473, dézingue son père le roi et fiche en exil
son frère aîné ( comme ça il est roi!), elle est consituée de ruines de cités sur un énorme rocher haut de 200m, posé au beau milieu des plaines verdoyantes. Vue superbe, panorama à perpét', mais
entrée très chère (le gouvernement Sri Lankais et ses lubies...)
Le fameux rocher, donc...
Un système d'irrigation élaboré:


Sur les parois à mi parcours de la
montée, ces sublimes fresques représentant les 5 continents, selon le gardien...

Des échelles qui angoisseraient les plus hardis...
Dernière ligne droite, entre les pattes du lion
Enfin, le sommet :

D'en haut, naturellement, on a une jolie vue...




Un
instant d'égarement...
Mercredi 19 décembre 2007
Mercredi 19 décembre 2007
Après ce passage dans les anciennes cités, nous retournons dans le centre de l’île où se
trouvent les Collines, région montagneuse fraîche et réputée comme toujours en printemps, entre la belle moquette verte des plantations de thé et les forêts luxuriantes. Du coup les trajets de bus
sont plus laborieux et c’est en van qu’on doit finir notre route pour arriver au pied d’Adam’s Peak, ou Sri Pada, un pic de 2243 mètres, un des sommets de l’île, qui a stimulé les récits et
légendes des diverses religions, tantôt c’est Adam qui a laissé sa trace de pied en jetant un dernier coup d’œil à l’Eden, tantôt c’est l’un des passages de Bouddha, bref, ça en jette et il y a des
tas de pèlerins qui font l’ascension des 5200 marches de nuit sur un chemin illuminé pour l’occasion, pour assister au lever du soleil en haut.
Ca nous a branché, et malgré le fait que on ne soit pas en saison appropriée, on a décidé de se lever à 2h00 du
matin pour faire notre petite ascension.
Malheureusement, Henri est resté en bas car il a été pris d’une fièvre et autres (...)
C’est donc avec Laetitia que nous avons grimpé à la lueur d’une malheureuse torche électrique les 5200 marches
qui nous séparaient du sommet. Nous montons des marches de 3heures à 5heures30. J’avoue, nous étions complètement claqués en arrivant en haut où nous avons retrouvé une trentaine de locaux et une
dizaine de touristes qui avaient fait aussi l’ascension. Là haut, on caille complètement, 5/6 degré, on grelotte, après avoir sué pendant toute la montée même à 4heures du
matin !
A la base le spectacle est déjà sympa


La lumière monte, tandis que les spectateurs n'en perdent pas une miette :

Le soleil finit par pointer le bout de son nez, et je ne vous cacherai pas qu’avec les montagnes autour et les
nuages, ça en jetait sacrément.
On était gelés mais heureux d’assister à ce lever de soleil hors du commun, avec tous les courageux
présents.
Là encore, vue sur toutes les montagnes alentours, et particulièrement sur l’ombre du pic sur les nuages, dessinant un
triangle impeccable et très impressionnant de l’autre côté du soleil.
Après en avoir bien profité, il faisait quand même froid, ben il ne nous restait plus qu’à redescendre les marches,
pas plus évident…nous retrouvons le pauvre Henri au fond du plumard de l’hôtel, bien contents tout de même de cette ascension très particulière et marquante !
Mercredi 19 décembre 2007
On quitte donc la région centrale des Hills pour arriver en fin d’après-midi à Ratnapura, la ville des pierres
précieuses, au sud de l’Adam’s Peak. Le lendemain matin, Henri est remis de sa fièvre, presque frais comme un gardon, et nous commençons par visiter le petit magasin de pierres précieuses du
proprio de l’hôtel.
L’humidité du climat encourage le lit des rivières à se creuser, et il y a une formidable combinaison de
facteurs géologiques et chimiques (et sans doute aussi astrologiques) qui font qu’en creusant dans le sol on trouve pleins de pierres précieuses. Du coup il y a tout un commerce de pierres
précieuses ou semi-précieuses, d’authentiques et de contrefaçons, et le rayonnement de ce commerce s’étend sur tout le pays.
Saphirs, rubis, étoilés, Cat’s eyes (comme le dessin animé !), alexandrites, aquamarines, quartz, et
surtout pierres de lune, voilà ce qu’on trouve dans le coin. Sachez d’ailleurs que si les saphirs les plus précieux sont bleus et les rubis rouges, ça n’est pas systématique et on en trouve de
toutes les couleurs. Le patron nous montre donc ses trésors et nous fait une belle démo de coupage et polissage d’une pierre.
Après, nous voilà lancés sous le soleil, on nous a conseillé de baguenauder pour se faire inviter par un mineur
de l’une des nombreuses mines creusés en vertical dans les champs. Ca ne rate pas, on se fait appeler, et on voit donc une mine de quelques 15 mètres de profondeur, certaines sont plus
profondes.
On voit donc leur système, et on nous propose même de descendre au fond, ce que nous acceptons avec plaisir
chacun notre tour.
Les conditions de travail sont assez difficiles, mineur n’a jamais été une
sinécure.
Ils nous montrent ensuite comment ils vont à l’étang laver le panier de boue extraite pour voir s’il reste des
pierres précieuses, comme quand on jouait aux playmobils.
Sauf que là c’est moins évident, et pour le coup il n’y a rien…

on quitte donc nos amis en leur laissant un bon petit pourliche, et on va se laver dans une petite chute d’eau après une marche de plusieurs kilomètres.
Mercredi 19 décembre 2007
Retour sur le Sri Lanka, après les mines de pierres
précieuses, nous continuons vers le sud, direction le parc d’Uda Walawe, le 9 décembre, à la limite méridionale des Hills. L’hotel nous organise le truc pour le lendemain au lever du jour. Pas de
problèmes puisqu’en voyage on prend toujours un rythme de papi en se couchant à 22 heures et en se levant à 7h30, vu que le soir ya rien à faire, et qu’on est souvent crevés. Lever donc tout de
même à 5h30. La jeep nous prend et nous emmène au parc, réputé pour être celui du Sri Lanka qui ressemble le plus à la savane africaine. 30 900 hectares.

Laetitia,
une fille dans le vent

On paye une entrée hors de prix pour ne rester
que 2h30 heures à l’intérieur, on l’a un peu mauvaise contre ces prix beaucoup plus élevés qu’en Inde, mais bon on va voir des belles choses : Déjà le petit matin et la brume sur la végétation
de savane, hautes herbes et grand arbres parsemés…le grand lac qui borde le parc, et bien sûr les animaux. On a pas vu une grande diversité, paons, marabouts, varans, échassiers, aigles, buffles, on a aperçu
quelques cerfs, alors qu’on aurait pu voir des léopards, mais le gros truc de l’excursion, c’est la bonne trentaine d’éléphants sauvages qu’on a vu de près, voire de très près…pas dépigmentés, en
forme, majestueux…

Notre
premier éléphant





Très impressionnant, une lutte entre deux mâles bien
amochés qui se prenaient la trompe après avoir arraché quelques arbres, et le guide nous a dit que ça pouvait durer quelques semaines…la femelle disputée a largement eu le temps d’aller voir
ailleurs si elle y était. 


D'autres
visiteurs...
Gros varan

Nous étions en jeep heureusement, car nous nous
sommes faits coursés et menacés par quelques mâles dérangés, nous avons vu des éléphanteaux, des mamans bien sûr...
Henri est
ravi
Je reste attentif aux moindres mouvements
Notre guide guette son pourboire...
Un petit nid douillet






Petite preuve animée que nous y étions, poursuivis par une éléphante nous témoignant son mépris
Bref, nous en prenons pleins les yeux pachydermiquement parlant, et on ressort content même s’il n’est que 9 heures quand nous rentrons à l’hôtel. L’heure est donc désormais aux
plages…