En ce vendredi 14 septembre, 3H30 d'un voyage épique dans un de ces bus Tata des plus pourris... où les soudures ne sont que des gros clous, le klaxon, oeuvre
du chauffeur, un rajout, soigneusement étudié pour péter les oreilles des passagers du bus, les suspensions et essuient-glace en option, le désembuage du pare-brise une bouteille d'eau posée à la
droite du chauffeur, dont de temps à autre il projette le contenu sur le pare-brise (à l'intérieur, attention), puis qu'il essuie frénétiquement avec le plat de sa main... enfin un de ces bus
Tata rouge et jaune, une merveille indienne de quelques 20-40 années (estimation difficile), mais qui tient toujours la route...
Bref, 3h30, dont une bonne partie dans les routes de montagne, ce qui a valu à Laetitia quelques petites frayeurs vomitives, mais au final, on arrive, à
la nuit tombée, pas à Periyar même, mais à Kumily, petite bourgade à 900m d'altitude, vivant du tourisme développé par la réserve, et célèbre pour toutes les épices que l'on y trouve. Le climat
se prête bien à la cette culture, étant plus froid que Kottayam , et donc, on trouve la fameuse cardamome que les keralites utilisent à outrance, mais encore le poivre, le piment, la vanille,
l'anis étoilé, la cannelle, le gingembre, et en dehors de ces épices, du cacao, des noix de cajou, du thé, du café, des ananas...
A Kumily, on trouve à la gare Abbas, un type qui nous propose une chambre pour pas trop cher, donc on accepte, et après, il se propose pour nous organiser
le week-end, sachant que dans le week-end, on veut faire une marche d'une journée dans la réserve, pour voir éléphants sauvages et autres tigres quand même !
Très vite, on apprend qu'à Periyar, tout est très cher, surtout l'entrée dans la réserve, qui s'élève quand même à 300 roupies par jour pour les étrangers que
nous sommes (25 roupies pour les Indiens), donc à 3, ça fait vite cher. Sachant qu'il y a des jardins d'épices à visiter, que les alentours de la réserve sont très chouettes, on décide de ne
passer qu'un jour dans la réserve, le dimanche, et ainsi, le samedi, journée plus posée, avec promenades à la clé, pour un petit week-end "nature".