Colombo (sans sa femme)

Publié le par Félix

Nous arrivons à la capitale sous un temps maussade, au milieu des militaires omniprésents et des barrages et autres check points…

on se trimballe donc avec Henri dans les rues avec nos sacs à regarder cette ville vidée de son charme habituel (apparemment) puisque la promenade le long de la mer, Gale Face Green est complètement vide, à part les quelques militaires en imperméable (sans leurs femmes eux non plus) qui se fichent de notre présence ou nous demandent 5 fois de changer de trottoir sur 100 mètres…un peu aigris mais davantage navrés pour les habitants de la capitale qui vivent au rythme des contrôles quotidiens. Nous ne trouvons pas un intérêt énorme à cette grosse ville un peu triste et pas si attrayante. Malgré tout, nous nous promenons sur un grand boulevard, prenons le troisième Mc Do des grandes villes, cette fois avec un vrai big mac (toujours aussi galère à manger)

Puis nous remontons, passons par un temple bouddhiste sur un lac et rejoignons Laetitia à l’hôtel qu’elle a trouvé.


L'hotel, un vieux truc luxueux mais déchu, mais pas mieux apparemment ailleurs…on ne se couche pas trop tard après que j’ai enfin réussi à trouver les fameux « string hoppers », genre de bol en pâte avec un œuf dedans…boarf…Laetitia part le lendemain tôt pour prendre son avion.

Avec Henri, on commence la journée pour déménager vers le YMCA, lui aussi bien délabré; mais pas cher ! On est loin de l’ambiance des Village People, mais quand on y réfléchit c’est peut-être pas plus mal…débarrassés de nos sacs, nous allons nous promener dans le grand et beau parc de la ville, le Viharamahadevi Park.

 Parc où nous voyons un petit coin charmant pour se détendre sur des bancs, tellement charmant qu’une bonne quinzaine de couples s’agglutinent pour des moments délicieux, limite à se gêner les uns les autres, une densité de couple à faire paniquer les amateurs d’intimité.


Après cette douce promenade, nous visitons le très instructif et bien organisé National Museum, vraiment sérieux et convaincant.


Après quelques heures au centre commercial Odel, rdv des riches de la ville, un croissant à DeliFrance, nous cherchons en vain un bon petit bar pour prendre une bière, pour finalement la prendre au « Sri Lanka Ex-Servicemen’s Institute », où le Lonely Planet déconseille aux femmes seules de se rendre : en effet, les bouteilles vides sont nombreuses sur les tables et les rires des gueules de déterrés du fond du métro parisien, euh, du bus sri lankais…ne sont pas très aptes à vous mettre à l’aise.








             Vue de notre hotel...
Quel scandale, quelle discrimination envers les boissons alcooliques! Elles aussiont droit au logement!


Après une nuit sur un sommier constitué de bouts de contreplaqué s’enfonçant entre les lattes au moindre mouvement, nous prenons un taxi à la première heure du matin qui fait des fucks aux rickshaws (dits « touk touk » au Sri Lanka) et roule vite (ça fait pas de mal de temps en temps), pour arriver à l’aéroport et retrouver notre pays d’adoption sous une forte chaleur après un vol sans histoire.


Notre premier contact avec l’Inde est de nous engueuler violemment avec un rickshaw malhonnête qui essaye de nous avoir et refuse de nous laisser descendre de son rickshaw...
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